Gabrielle

Gabrielle

lundi 19 septembre 2011

Las Palmas...

Aujourd'hui, comme prévu je vous emmène faire une visite de Las Palmas, capitale de Gran Canaria. Martine et Arnold nous accompagnerons. Faut bien que les sorte !
Las Palmas c'est d'abord un grand port très actif par lequel tout arrive ( sauf les touristes qui préfèrent manifestement l'avion ).
La marina est logée dans un recoin du port, écrasée contre le front de mer :
La plage du front de mer est très courue par les canariens.
La ville à 95 pour cent est moderne, construite à partir des années soixante  lors du boom des vacances en Espagne. Tout a été fait sur les mêmes principes que la Costa Brava ou la Costa del sol. Il n'y a pas grand chose à en dire.Le front de mer fait riche mais dès qu'on quitte le centre ça se dégrade :
L'autoroute est sur le bord de mer, seule zone plane de l'ile.La périphérie est strictement superposable sur ce qui se voit en France, mêmes zones industrielles, mêmes enseignes :

Bref, pas la peine de faire le voyage pour voir ça. La vieille ville néanmoins rachète l'ensemble. Comme le vieux Lille, elle est restaurée à grands frais. Pas mal de choses restent à faire mais l'ensemble à de la classe.
La cathédrale d'abord. L'extérieur est austère mais l'intérieur est très beau. Pas de photos : c'était dimanche et les offices succédaient aux offices.
La maison de Christophe Colomb ( une de plus ...). Elle a été très remaniée. Pas sur du tout qu'elle soit fidèle à ce qu'elle était au XVème.
Les rues sont belles mais le quartier est limité en surface.
Au contact même de la vieille ville, les quartiers populaires :
L'ensemble est agréable , se visite rapidement. De là a dire que cela vaut le voyage... Les espagnols bien que plus coincés que les Açoriens ont toujours été gentils et serviables. Chose curieuse dans un temple du tourisme de masse, très peu parlent anglais ou allemand. Je me suis débrouillé avec un "espagnol sans peine"  trouvé dans les toilettes de Praia da Vitoria, une grammaire offerte par ma mère et un lexique Harraps. Cela n'a pas toujours été simple mais, voyant mes efforts désespérés, les Canariens amusés ont toujours été complaisants.
Demain, si le temps s'y prête car le vent monte, départ pour Ténérife où je laisserai le bateau quelques mois.

dimanche 18 septembre 2011

Gran Canaria...

Nous sommes depuis quelques jours à Las Palmas. Nous avons vraiment changé de décor. C'est vraiment la grande ville. Tout a été construit à partir des années soixante. La ville est montée en graine trop vite et le résultat final n'a rien de terrible. Cela évoque Miami ou Fort Lauderdale à  l'échelle 2/3, ce n'est pas un compliment.
La marina est grande, bon marché et on y trouve tout. Beaucoup de monde est là pour réparer ou finir d'équiper son bateau avant le Cap Vert ou les Caraïbes. A la fin du mois tous les bateaux partirons pour laisser la place au rallye de l'ARC, un grand pince fesse nautique qui a réservé tout le port.
Nous avons retrouvé Didier et Chantal de Glomel avec lesquels nous avons visité le coin.
L'ile se divise en deux . Le nord où il pleut avec Las Palmas . C'est là que vivent la grande majorité des 850000 habitants dont plus de 300000 pour Las Palmas. Le sud  semi-désertique est une rôtissoire à touristes, plus de 5 millions par an !
 
C'est une espèce de côte belge au soleil, sans aucun caractère propre. Les bâtiments sont très souvent construits à même la falaise avec à leurs pieds une autoroute.

Un "réserve naturelle" a été aménagée, centrée par des dunes. Elle peut se visiter à dos de dromadaire. C'est vraiment le fond du trou !
La nuit, elles se transforment en bois de Boulogne gay. Les guides déconseillent de s'y promener, sauf intérêt particulier bien sur...
Derrière ce rideau de béton, un paysage qui rappelle tout à fait l'Afrique du nord :
Le seul endroit convenable et Mogan, bâtie sur le principe de Port Grimaud autour d'un port :
Nous nous sommes enfuis pour visiter le nord de l'ile qui est beaucoup plus beau. C'est la partie arrosée, elle est verte, cultivée ( la banane des Canaries), tres haute dépassant 2000m. Les paysages sont impressionnants.

Des montagnes jusqu'à Las Palmas tout est bâti mais rien n'est plus vraiment fait pour le tourisme
On y trouve des villages qui ont gardé leur cachet canarien

Les demeures y sont souvent très belles, parfaitement entretenues et restaurées :
Bref, si le sud est discutable, le nord rachète Gran Canaria.
Nous finissons aujourd'hui de découvrir Las Palmas. Un nouveau message est prévu très prochainement. Je ne voudrais pas que vous ratiez ça !



mardi 13 septembre 2011

Les pontons 2

La connexion internet semblant s'améliorer, quelques photos comme promis.D'abord le ponton visiteurs de Porto Santo
Gabrielle au catway
Devant le grand cata, Yrwind construit et mené par un suédois de 73 ans. Le bateau   fait 4 mètres de long ! Vous en saurez plus sur lui en allant sur le net ( www.yrwind.com je crois ) . Faut aimer souffrir...
Pipe dream IX, un fantastique Jboat  de plus de 14 m. Son propriétaire, un vieux monsieur, a vraiment beaucoup de goût et de moyens. Il y a beaucoup de Dollars sur l'eau ! Pour le nom, je ne pense pas qu'il soit au courant de la "traduction" en français
Notre ponton à la marina de Las Palmas une énorme usine beaucoup plus impersonnelle que nos petits repaires açoriens. C'est encombré, on est noyé dans le tas pris en sandwich entre un grand port de commerce très actif et une ville de plus de 300 000 habitants. On trouve en revanche tout ce que l'on cherche pour réparer ou améliorer son bateau.
J'arrête là car la connexion se dégrade et devient très lente. Demain grande visite en voiture de location.


Les pontons...

En grande croisière le voyage est pour quatre vingt pour cent immobile.La navigation n'occupe que peu de temps.Quand elle a été difficile, ventée, marquée par la malchance, le mal de mer et la casse elle s'imprime dans la mémoire.Pas dans tous ses épisodes.Seule la tonalité générale demeure.La vision des fonds de seau où l'on a vomi,les boites de conserve froides,les mauvais bulletins météo s'oublient bien moins qu'un lever de soleil sur la pointe de Penmarc'h.Mais, si un trajet éprouvant vous marque à jamais, il n’empêche que la plaisance est pour l'essentiel statique.Donc, s'il n'y a pas de croisière sans bateau, il n'y en a pas non plus sans mouillage, sans port et sans ponton.
Pour les non initiés, mouiller c'est jeter l'ancre.Un mouillage c'est quand on est à l'ancre dans un abri plus ou moins bon.On descend à terre en annexe ce qui vous en éloigne même quand elle est proche.On ne peut jamais y être complètement tranquille : une ancre qui dérape peut conduire au désastre.Mais le mouillage c'est tout l'imaginaire de la mer. Comment oublier la couverture de "l'ile au trésor" :Jim Hawkins et Long John Silver, le perroquet sur l'épaule, abordant la plage en chaloupe avec en arrière plan dans le lagon l'Hispaniola sur son ancre. On ne devrait pas faire lire des livres pareils aux enfants.On s'étonne après ça que ,devenus grands, ils aiment les bateaux et rêvent de voyages ! Mais pour mouiller il faut que l'ancre touche le fond. Pas toujours facile aux Açores ou à Madère avec des fonds tombant à pis de plusieurs dizaines de mètres à quelques encablures du rivage.Nous n'y avons mouillé qu'une fois, à Pico, avec pour seul voisin un canadien qui se coupait les ongles de pied, à poil à l'arrière de son bateau ! Romantisme quand tu nous tiens...
D'où l'utilité des ports. Ils frappent l'imagination des pires terriens ( les "pharmaciens" et les "soldats du pape " des anciens cap-horniers ) : des digues, des quais,des grues, des cargos, des mouettes,des bars louches, des matafs en goguette,de belles inconnues au lourd passé...A vrai dire les ports de commerce genre "quai des brumes" ou "Key Largo" ont les laissé place aux ports à conteneurs, grands complexes industriels à la logistique huilée. Plus de marins en bordée, ils restent à bord les quelques heures où décharge le bateau, plus de Pépé le moko...Les rares fois où on s'y abrite c'est qu'on y est forcé et dans la mesure où ils nous sont un minimum adaptés. Ça arrive mais on s'y sent un peu comme un cycliste sur  l'autoroute du nord. Dans les ports de pêche on gêne aussi : ils travaillent, on s'amuse, cela peut créer des tensions. Un souvenir affreux : encalminés sans moteur à l'entrée du port de Lesconil au retour des chalutiers... Injures en breton et remous des bateaux nous poussant à la digue !Horrible ! Cela ne risque plus de m'arriver : Lesconil n'est plus un port de pêche et on n'y parle guère plus le breton.On ne fréquente pas non plus les ports militaires : c'est interdit. Tant mieux, on ne doit pas se sentir à l'aise avec le Charles de Gaulle en panne dérivant sur vous !
Pour nous les ports ce sont les marinas.Elles se multiplient partout. Pourtant les places manquent toujours,du moins sur le continent. Ici, compte tenu de la distance "sélective", on se case sans vraie difficulté.
Une marina s'est d'abord une administration avec à sa tête un maître de port puis une infrastructure ( douches, laverie, bistros, restaurant, chantiers de réparation, parc à bateau etc...). Aux Açores il faut rajouter des douaniers, un service d’immigration, des gardes nationaux, des policiers maritimes et "terrestres", des vigiles. Je crois n'avoir oublié personne... Enfin et surtout une marina c'est des pontons.
Un ponton en Atlantique c'est toujours pareil. Je décris :un plancher flottant qui monte et descend avec les marées le long de piliers.On y arrive par un plan incliné. Accrochés à ce plancher principal des planchers plus petits, les catways. Amarrés aux catways les bateaux. Vous rajoutez électricité , lumière et prise d'eau et vous y êtes. Un variante : à Las Palmas pas de catway mais des pendilles d'amarrage comme en Méditerranée.Ils y a deux sortes de pontons ceux des locaux et ceux des visiteurs que nous fréquentons depuis la mi-juillet.
On n'y en qu'en transit. En arrivant à la marina on vous attribue une place et il faut d'abord s'y amarrer. Facile par beau temps mais par vent frais tout se complique. Et c'est le premier test : les voisins vont-ils vous aider ou vous laisser partir à la ramasse ? Contrairement à la France, il n'y a ici jamais de problème. Vous êtes très vite repérés et, à l'arrivée sur le catway il y toujours quelqu'un pour prendre vos amarres. S'il n'y a personne c'est que le ponton est désert ou qu'il fait nuit et que les équipages dorment d'où l'avantage d'arriver de jour.Cette première aide est aussi le premier contact avec les voisins.
Et d'abord de quelle nationalité sont-ils? Pour cela on se rapporte aux pavillons (il n'y a pas de drapeau dans la marine). Tout bateau est tenu d’arborer le sien sur son arrière et, sous les barres de flèche tribord, celui du pays où l'on vient d'arriver ( le pavillon de courtoisie). Il y a des pièges : beaucoup de français naviguent sous pavillon belge  pour échapper à certaines contraintes administratives. Pour la même raison quand les portugais rachètent des bateaux à d'autres membres de la CEE ils gardent le pavillon d'origine.
Dans les petites marinas les français sont majoritaires. Dans les grandes comme Horta ou Las Plamas on est noyés dans la masse.Ils viennent de partout, de Manche d'Atlantique ou de Méditerranée.Nous n'avons jamais été les seuls français ( ou plutôt les seuls francophones ) .C'est agréable et très pratique.On est immédiatement informés des facilités locales, des "bons plans" et de pièges à éviter.Pour le reste on croise toute l'Europe : Anglais, Hollandais, Allemands, Suédois, Norvégiens, Belges, Danois mais aussi quelques Canadiens et Américains.On s"explique en anglais qui est la langue des pontons ( pour mon cas particulier en "anglais"...). Les sujets de sa  gracieuse Majesté sont parfois perplexes mais s'adaptent de bonne grâce.
Les premières questions posées sont toujours les mêmes : d'où arrivez- vous, comment s'est passée la traversée ? Contrairement à la France, rares sont ceux qui la ramènent. Le tempérament british a déteint sur tout le monde.On vous interroge pour en tirer des leçons et préparer les prochaines navigations, prévoir les futures escales. "Radio-ponton" colporte bien quelques tuyaux crevés mais pour l'essentiel ce bouche à oreille fonctionne bien. Internet a considérablement augmenté la puissance d'émission de cette radio. Il y a du wi-fi partout et les copains vous informent à distance. Le maillage est serré.Ainsi, Didier et Chantal de "Glomel" que je n'ai rencontrés qu'à Las Palmas et ne connaissait que par mails interposés ont prospecté les marinas à Ténérife nous facilitant beaucoup les chose. J'oubliais : le nom du bateau tient souvent lieu de nom de famille. On dit ainsi Ginette et Mimile de "Ça me suffit" ou "Ça me  suffit" tout court.
Les trajets étant longs en grande croisière, les escales le sont aussi .En Bretagne par exemple on ne reste qu'une nuit ou deux au port. Comme on a le temps on visite, on répare, on se ravitaille, on va à la plage, on trainaille ce qui prend du temps...
Depuis notre départ nous n'avons eu qu'un incident désagréable, à Angra, avec des français.Arnold se douchait sur le ponton avec un tuyau inutilisé. Le propriétaire légitime de ce tuyau, beau bateau mais très "vieux con, vieille France", a envoyé un équipier couper l'eau pour nous signifier d'employer notre propre tuyau. La tête d'Arnold qui n'en revenait pas !L'incident a été isoilé l'entraide étant toujours la règle.
L'apéro est le bon moyen pour lier connaissance. Cela ce fait le soir quand la fraicheur revient. Si tous se passe bien on poursuit par le souper. Arnold, en bon Wallon, est très liant est on a ainsi rencontré pas mal de  monde.Il y a des jeunes mais surtout beaucoup de retraités à la soixantaine alerte.Pour naviguer loin il faut pouvoir acheter un bateau et avoir du temps. Les jeunes que nous avons rencontré étaient en année sabbatique et appréhendaient le retour au boulot. Mais il  faut bien payer les retraites !
Il n'y a pas la télévision. Le spectacle dans les petites marinas c'est les nouveaux arrivants.Il y en de toute sorte  des plus petits aux plus grands (photos à suivre prochainement). On trouve souvent à se moquer des plus beaux, par jalousie bien sur. "Pipe dream IX" un superbe Jboat américain a bien fait rigoler tous les français en escale à Porto Santo. Pipe Dream ! Elle est bien bonne! Aucun  complexe! Petit canaillou va!
(petite leçon d'anglais : rêver de gagner au loto est un "pipe dream")
Voila, vous l'avez compris, j’adore les pontons. Aux Açores et aux Canaries ils sont meilleur marché qu'en France. Pourquoi s'en priver ?

lundi 12 septembre 2011

Las Palmas...

Voilà, nous sommes arrivés cette nuit à Las Palmas sur l'ile de Gran Canaria. Le trajet s'est passé facilement par petit temps. Pas mal de spi, 24 heures de moteur pour 3 jours de mer, beaucoup de patience.
La pêche a très bien donné : coryphènes et bonites rayées. Va faloir finir de manger tout ça !
La marina est immense, faut dire que Las Palmas dépasse les 300 000 habitants. Cela nous change des Açores et de Porto Santo. Nous avons retrouvé dès l'arrivée Didier et Chantal de "Glomel" avec lesquels j'ai enfin pu faire connaissance.
Nous allons rester 3/4 jours, le temps surtout de quelques réparations, de voilerie en particulier avant d'aller vers Ténérife où nous avons une place réservée.
Cet après midi je commencerai à explorer l'endroit.
Hasta la vista !

jeudi 8 septembre 2011

Nouveau départ...

Nous quitterons Porto Santo demain matin pour Las Palmas sur Gran Canaria. Nous devrions arriver dans 3 jours.
Soyez tous bien sages et Hasta Luego !

Porto Santo...

Le début de la route entre Santa Maria et Porto Santo s'est faite par grand beau temps, vent faible et soleil de plomb. Il a fallut s'adapter :
La pêche a été bonne, ici un thon rouge :
La photo est un peu rude bien sur et troublera les âmes sensibles mais, en mer, seul règne la loi du plus fort !
Une de nos victimes ayant eu raison de notre moulinet chinois, Arnold l'a réparé durant son quart de nuit :
Et c'est comme cela qu'au bout de quatre jours nous sommes arrivés par une matinée grise, ventée et pluvieuse en vue de Porto Santo. Le cliché témoigne de la seule éclaircie de la matinée :

L'ile est comme un croissant avec une pointe au nord-est et l'autre au sud ouest. Le versant nord est fait de falaises abruptes qui protègent la face sud de l'ile qui descend vers une immense plage de sable de 9 km qui est la grande attraction du coin et sur laquelle tout le développement touristique repose :
La ville de Porto Santo est au milieu de cette plage. Elle n'a aucun cachet particulier. Son seul titre de gloire est le séjour que Christophe Colomb y a fait. Il y a épousé la fille d'un notable local. La maison qu'il habitait existe toujours. Elle fait très retapée un peu comme la maison de Jeanne d'Arc à Donrémy ...
Dans la petite église, très clinquante comme toujours, on trouve une belle Cène un peu "radinée" quand même avec ses demi-statues à même le sol : il n'y a pas de petites économies !

  La  ville n'est qu'une station balnéaire banale façon Merlimont ou Berck mais en bonne état :


La grande différence avec Madère est le manque d'eau. Toutes les pluies tombent sur Madère qui est très verte alors qu'ici tout évoque l’Afrique du nord et mon Algérie natale :
Le tour de l'ile se fait, arrêts compris, en deux heures de bus découvert. Au nord des falaise arides de lave et de roches sédimentaires. Il n'y a presque plus de cultures et les terrasses sont pratiquement toutes abandonnées


Sur la crête des moulins restaurés très différents de ceux des Açores :
La grande plage est très belle avec à son pointe sud-ouest une belle vue sur Madère au loin :
Le port est à la pointe nord-est :


La seule vraie tache de verdure est le golf de l'ile. Comment l'arrose-t-on ?
Tout ici est centré sur le tourisme. La vie est plus chère qu'aux Açores et les gens moins cordiaux, la civilisation quoi ! Les programmes de construction sont massifs et pour la plupart peu heureux
Bref, la banalisation devrait s'aggraver mais, aucune autre activité n'étant possible que le tourisme de plage, que proposer d'autre ?
Nous quitterons très prochainement Porto Santo pour les Canaries. Au revoir le Portugal et place aux castagnettes !

mardi 6 septembre 2011

L'archipel de Madère...

Nous sommes arrivés hier sans soucis sur l'ile de Porto Santo à une trentaine de km au nord est de Madère. Nous ne sommes pas allé à Funchal, la capitale de Madère, des amis nous ayant signalé qu'il n'y avait pas de place libre au port à cette époque de grande migration plaisancière vers les Canaries.
La traversée moitié, moins longue que celle entre la Bretagne et les Açores, a été facile: 4 jours et quelques heures. Tous les automatismes et les habitudes acquis sont revenus instantanément et il n'a pas eu besoin d'une nouvelle accoutumance. Nous avons eu tous les types de temps du calme plat absolu avec mer miroir ( 24 heures de moteur...) au vent soutenu de 27 nœuds soit force 6, du vent arrière au près serré le dernier jour. Le  temps a été beau les trois premiers jours, mais pour ce qui est de la descente vers la chaleur: déception! Le dernier jour le vent a été  fort, beaucoup plus froid, il a plu et, la dernière nuit, j'ai ressorti  des cales mon ciré que je ne pensais plus ré-endosser avant longtemps. Le spectacle à l'arrivée était très "breton" : crachin, nuage bas, mauvaise visibilité, grains de vent. Si ce n'est les hautes falaises et le volcan en arrière plan, on se serait cru arrivant à l'aber Wrac'h ou en pays Bigouden . Bien la peine de faire autant de route pour se retrouver à la maison !
La pêche maintenant. Là pas de déception ! J'avais acheté à Santa Maria une nouvelle canne de traine mais avec un moulinet bas de gamme chinois. Pas de problème pour les petits poissons m'avait dit le vendeur, mais pas suffisant pour les "big tunas" ( les gros thons). Ma première prise a été un solide gaillard de 5 kg et, comme prévu, exit le moulinet... Arnold l'a réparé à 80%( le cliquet anti-retour a rendu l'âme)  en pleine nuit durant son quart . Le pauvre chéri s'ennuyait ! On a pu continuer le "massacre": trois coryphènes et deux autres thons. Une dorade et trois thons se sont décrochés avant qu'on ait pu les remonter à bord. C'est un leurre d'apparence minable, acheté par hasard ,qui a fait tout le boulot. Mes leurres "techniques", conseillés par la crème des pêcheurs bretons ont fait chou-blanc ! Tout a été dévoré sauf un dernier petit thon qui fera notre repas ce midi.
Le port est moderne et , grande surprise, n'a pas été financé par Bruxelles. Il est assez loin du bourg  que nous irons visiter cet après-midi.
Voilà, cette deuxième traversée, sans être de pure routine, a été sans surprise mais agréable. Pourvu que ça dure !
A bientôt avec des photos !