Brigitte, Justine et Anais repartent demain de Terceira, Suzanne nous a quittés á Horta . Les vacances sont finies. Pour les photos il faudra attendre, l'internet "à pédale" açorien est vraiment trop lent.
Le grand beau temps continue ici, ce qui n'arrange pas complètement nos affaires. Un créneau correct vers la Galice semble s'ouvrir alors on décolle demain après avoir mis ces dames au taxi.
Nous tablons sur sept à huit jours de mer. comme d'habitude j'enverrai deux fois par jour notre position. Si en cours de route une opportunité de trace directe vers la Bretagne se dévoile, on pourra peut-être atteidre Belle Iled'une traite.
Une dernière chose, trois des bateaux qui n'avaient pas donné de leurs nouvelles ont été retrouvés. Au final deux bateaux ont été perdus lors des grandes tempêtes d'avril.
A bientôt donc et bonnes vacances à tous !
Gabrielle
lundi 15 juillet 2013
samedi 13 juillet 2013
Derniers bords aux Açores...
Depuis cinq jours petite navigation aux Açores et au moteur. L'anticyclone est bien calé très haut dans l'Atlantique nord. Pour l'instant c'est bien pratique et nous visitons par grand beau temps le groupe central de l'archipel.
Suzanne nous quitte demain. Brigitte, Justine et Anaïs lèveront l'ancre mardi.
Ensuite il va falloir rentrer et avec un tel anticyclone cela ne va pas être simple. Le vent est nord est depuis plusieurs semaines, très soutenu et rien n'indique une renverse...
On ne peut qu'espérer et attendre.
La maison semble encore bien loin....
Suzanne nous quitte demain. Brigitte, Justine et Anaïs lèveront l'ancre mardi.
Ensuite il va falloir rentrer et avec un tel anticyclone cela ne va pas être simple. Le vent est nord est depuis plusieurs semaines, très soutenu et rien n'indique une renverse...
On ne peut qu'espérer et attendre.
La maison semble encore bien loin....
mercredi 3 juillet 2013
Christiane , Jacqueline et "Maris Stella"...
Aujourd'hui je ne parlerai pas de moi et de ma petite balade mais de Christiane et Jacqueline Dardé que j'ai rencontrées à Praia . Vous allez voir, elles valent le détour !
Ce sont de bonnes copines de Didier et Chantal . Leur bateau c'est Maris Stella :
De retour des Antilles, elles ont fait escale aux Açores moteur en panne. C'est là que je les ai rencontrées. Au premier abord elles n'ont l'air de rien :
Je vous l'avais dit : deux petits bouts de femmes ici avec Chantal lors d'une tourada, l’événement mondain numéro un aux Açores. Elles sont toutes les deux professeurs de mathématiques. Christiane, à gauche sur la photo, quittera plus tard l'enseignement pour vivre de sa peinture. Jacqueline, au milieu, a enseigné jusqu'à sa retraite. Rien que très banal jusque là .Mais quand vous les faites parler vous changez de monde.Je vais tenter de résumer dix ans de leurs navigations .
Elles ont commencé très tôt, en kayak avec maman :
Un apprentissage très classique . Le Vaurien d'abord :
Le 470 ensuite qu'elles ont pratiqué en régate à un très bon niveau :
Cela les a amenées à un premier petit croiseur : un Challenger scout :
Puis cela sera Ding-Dingues, un super Arlequin :
C'est là que tout s'emballe. Avec ce petit neuf mètres et se lancent dans un premier tour du monde !
Elles en feront un deuxième, encore plus incroyable sur Maris Stella :
Elles en feront un troisième ensuite avant de se lancer dans une petite balade vers l'Argentine. C'est au retour de cette promenade ( pour elles...) que je les ai rencontrées à Praia .
Cela les a conduites ( dans le désordre ) de l'île de Pâques à Rio ,
du cap Horn au cap de Bonne Espérance,
du Japon
à l'Alaska où elles ont hiverné :
Puis elles sont passées des icebergs aux dunes de sable ,
Ces navigations ont souvent été tranquilles,
mais vous imaginez bien que de pareils périples ne sont pas de tout repos :
Elles ont rencontré bien sur beaucoup de monde. Des Japonais :
des polynésiens :
des pingouins ( en Géorgie du sud ) :
et même des bretons aux Açores !
De telles aventures ne sont pas passées inaperçues . Des américains de rencontre ont parlé d'elles au Cruising Club of America qui leur a décerné la Blue Water Medal :
C'est comme qui dirait le prix Nobel des grands voyages à la voile. Une seule médaille est décernée par an. Deux impératifs : être amateur et laisser le jury sur le derrière . Christiane et Jacqueline sont les premières femmes à l'avoir obtenue seules. Elles partagent cette distinction avec Bernard Moitessier , c'est tout dire! La légion d'honneur a côté fait un peu minable...
Et avec tout ça, pas bégueules pour un sou , elles sont extrêmement agréables à côtoyer et leur bœuf bourguignon a mérité la prestigieuse "Juicy Steack Medal" que je décerne également une fois par an ( Arnold en a été le précédent récipiendaire ):
Je suis allé très vite mais on pourrait écrire un livre sur leurs aventures.J'espère qu'elles l'écriront . Brigitte et Suzanne arrivent samedi . En bonne féministes Christiane et Jacqueline devraient beaucoup leur plaire .
Ce sont de bonnes copines de Didier et Chantal . Leur bateau c'est Maris Stella :
De retour des Antilles, elles ont fait escale aux Açores moteur en panne. C'est là que je les ai rencontrées. Au premier abord elles n'ont l'air de rien :
Je vous l'avais dit : deux petits bouts de femmes ici avec Chantal lors d'une tourada, l’événement mondain numéro un aux Açores. Elles sont toutes les deux professeurs de mathématiques. Christiane, à gauche sur la photo, quittera plus tard l'enseignement pour vivre de sa peinture. Jacqueline, au milieu, a enseigné jusqu'à sa retraite. Rien que très banal jusque là .Mais quand vous les faites parler vous changez de monde.Je vais tenter de résumer dix ans de leurs navigations .
Elles ont commencé très tôt, en kayak avec maman :
Un apprentissage très classique . Le Vaurien d'abord :
Le 470 ensuite qu'elles ont pratiqué en régate à un très bon niveau :
Cela les a amenées à un premier petit croiseur : un Challenger scout :
Puis cela sera Ding-Dingues, un super Arlequin :
C'est là que tout s'emballe. Avec ce petit neuf mètres et se lancent dans un premier tour du monde !
Elles en feront un deuxième, encore plus incroyable sur Maris Stella :
Elles en feront un troisième ensuite avant de se lancer dans une petite balade vers l'Argentine. C'est au retour de cette promenade ( pour elles...) que je les ai rencontrées à Praia .
Cela les a conduites ( dans le désordre ) de l'île de Pâques à Rio ,
du cap Horn au cap de Bonne Espérance,
du Japon
à l'Alaska où elles ont hiverné :
Puis elles sont passées des icebergs aux dunes de sable ,
Ces navigations ont souvent été tranquilles,
mais vous imaginez bien que de pareils périples ne sont pas de tout repos :
Elles ont rencontré bien sur beaucoup de monde. Des Japonais :
des polynésiens :
des pingouins ( en Géorgie du sud ) :
et même des bretons aux Açores !
De telles aventures ne sont pas passées inaperçues . Des américains de rencontre ont parlé d'elles au Cruising Club of America qui leur a décerné la Blue Water Medal :
C'est comme qui dirait le prix Nobel des grands voyages à la voile. Une seule médaille est décernée par an. Deux impératifs : être amateur et laisser le jury sur le derrière . Christiane et Jacqueline sont les premières femmes à l'avoir obtenue seules. Elles partagent cette distinction avec Bernard Moitessier , c'est tout dire! La légion d'honneur a côté fait un peu minable...
Et avec tout ça, pas bégueules pour un sou , elles sont extrêmement agréables à côtoyer et leur bœuf bourguignon a mérité la prestigieuse "Juicy Steack Medal" que je décerne également une fois par an ( Arnold en a été le précédent récipiendaire ):
Je suis allé très vite mais on pourrait écrire un livre sur leurs aventures.J'espère qu'elles l'écriront . Brigitte et Suzanne arrivent samedi . En bonne féministes Christiane et Jacqueline devraient beaucoup leur plaire .
jeudi 27 juin 2013
Terceira, les copains...
Je suis à Terceira depuis plus de 10 jours maintenant et m'y sens presque comme à la maison. Non pas tant parce que je connais bien le coin pour y être passé en 2011, mais parce que j'y ai retrouvé les amis et que je m'en suis fait d'autres.
Nous avions convenu depuis longtemps avec "Glomel" et "Antinéa" ne nous y retrouver en juin. L’île est plus excentrée et moins mythique que Faial dont le port Horta est un des plus célèbres de l'Atlantique. Elle est donc moins fréquentée et plus familiale. J'ai donc pris mes quartiers à Praia da Victoria.
Voilà de gauche à droite Didier, Arnold, Chantal et Martine. Didier et Chantal sont bretons et naviguent sur "Glomel", Arnold et Martine que je ne présentent plus sont sur "Antinéa". Je rappelle simplement que j'ai navigué avec eux de Dunkerque aux Canaries en 2011.
Il a fallu d'abord réparer le bateau. Didier a pour cela un gros avantage : il est multi-service.
Excellent marin, il est toujours d'accord pour un petit convoyage ( ici entre Horta et Praia) ou pour donner un coup de main pour changer un bateau de place comme "Antinéa" par exemple :
C'est un bon gréeur :
Et en plus il comprend l'informatique. C'est bien pratique quand on est "planté" sur un programme :
Arnold lui est plus mécanique et cuisine :
Bien entouré, j'ai rapidement terminé mes chantiers. Le plus difficile a été de comprendre et de réparer l'entrée d'eau qui nous a gâché le vie durant la traversée. Un grand ménage s'est aussi imposé, "Gabrielle" n'était plus présentable après la traversée.
N'imaginez pas pour autant que cela a été le bagne. La vie sociale est très chargée et occupe beaucoup.
Il y a les Barbecues :
les apéritifs :
les dîners en ville ( ici sur "Maris Stella" ) :
"Maris Stella" est mené par Christiane et Jacqueline, deux sœurs dont je vous résumerai bientôt l'incroyable parcours. Cela mérite un message complet.
Le vrai danger à Terceira est, comme vous l'avez compris, le risque de reprendre les kilos perdus pour le mariage... Je dois faire attention car Brigitte arrive le 6 juillet et je dois garder ma ligne de séducteur !
Ce soir, pour nous remercier d'un petit dépannage nous sommes à nouveau invités sur "Maris Stella" à un grand repas. Il faut que je vous quitte...
les dîners en ville ( ici sur "Maris Stella" ) :
"Maris Stella" est mené par Christiane et Jacqueline, deux sœurs dont je vous résumerai bientôt l'incroyable parcours. Cela mérite un message complet.
Le vrai danger à Terceira est, comme vous l'avez compris, le risque de reprendre les kilos perdus pour le mariage... Je dois faire attention car Brigitte arrive le 6 juillet et je dois garder ma ligne de séducteur !
Ce soir, pour nous remercier d'un petit dépannage nous sommes à nouveau invités sur "Maris Stella" à un grand repas. Il faut que je vous quitte...
vendredi 21 juin 2013
Quelques images de la traversée...
Quelques photos représentatives de la traversée: elles ne sont pas spectaculaires...
La dernière image des Caraïbes, la pointe des château au sud est de Grande Terre en Guadeloupe :
Nous l'avons passé à la nuit tombante, le vent était encore modéré. C'est durant cette première nuit qu'il a augmenté pour tourner autour de 25 nœuds, imposant une remontée au près "océanique" sous deux ris . La mer est devenue inconfortable, jamais dangereuse. Cela se voit mal sur ce cliché :
Une entrée d'eau que je n'ai pu mettre en évidence qu'à l'arrivée nous a bien ennuyés. Cela a goutté durant toute le remontée des Alysées rendant inutilisable la couchette du carré bâbord. La bassine ne permettait de récupérer qu'une petite partie de l'eau infiltrée. Le carré semble en désordre mais ce n'est qu'une impression...Un ordre prussien a toujours régné à bord. Vous me connaissez...
L'équipage maintenant. Étant naturellement photogénique, je ne mettrai qu'une photo de moi pour ne pas gêner Daniel ...
Je vous l'avais dit : toujours aussi irrésistible !
J'ai du faire poser Daniel à de nombreuses reprises pour en tirer une image présentable :
Parce que Daniel au débotté est beaucoup moins convaincant. Son chapeau à vrai dire ne l'arrange pas beaucoup !
Daniel tient beaucoup à ce galurin pour le moins discutable.C'est celui de Kathy, sa compagne. J'ai essayé de le convaincre d'abandonner les tailleurs anglais pour s'équiper "frenchy" mais rien n'y a fait. La charge sentimentale est trop forte...
Passons à l'anticyclone des Açores . Là non plus, pas d'image choc.Une première vue au spi, en se trainant:
Une deuxième vue sous grand foc, en se trainant toujours :
Une dernière en se trainant encore mais cette fois avec des dauphins qui ont été très présents durant cette navigation :
Nous avons souvent vu des baleines. Une baleine à bosse en particulier a fait le spectacle en sautant à de nombreuses reprises, comme à la télé, mais trop loin de nous pour la photographier.
Nous avons enfin atteint les vents d'ouest qui nous ont permis d'accélérer et d'atteindre Faial qui ne s'est révélée que très tard dans la brume :
Nous sommes arrivés à Horta le soir tombant . Il ne restait plus qu'une place devant le poste à carburant :
Daniel a immédiatement quitté le bateau pour l'aéroport et a rejoint la France en pleine grève des contrôleurs aériens.
Voilà, je vous avais prévenus, rien de spectaculaire...
J'allais oublier. Une dernière photo de l'anticyclone. Au moteur ,en se trainant au ralenti, pour économiser le carburant :
La dernière image des Caraïbes, la pointe des château au sud est de Grande Terre en Guadeloupe :
Nous l'avons passé à la nuit tombante, le vent était encore modéré. C'est durant cette première nuit qu'il a augmenté pour tourner autour de 25 nœuds, imposant une remontée au près "océanique" sous deux ris . La mer est devenue inconfortable, jamais dangereuse. Cela se voit mal sur ce cliché :
Une entrée d'eau que je n'ai pu mettre en évidence qu'à l'arrivée nous a bien ennuyés. Cela a goutté durant toute le remontée des Alysées rendant inutilisable la couchette du carré bâbord. La bassine ne permettait de récupérer qu'une petite partie de l'eau infiltrée. Le carré semble en désordre mais ce n'est qu'une impression...Un ordre prussien a toujours régné à bord. Vous me connaissez...
L'équipage maintenant. Étant naturellement photogénique, je ne mettrai qu'une photo de moi pour ne pas gêner Daniel ...
Je vous l'avais dit : toujours aussi irrésistible !
J'ai du faire poser Daniel à de nombreuses reprises pour en tirer une image présentable :
Parce que Daniel au débotté est beaucoup moins convaincant. Son chapeau à vrai dire ne l'arrange pas beaucoup !
Daniel tient beaucoup à ce galurin pour le moins discutable.C'est celui de Kathy, sa compagne. J'ai essayé de le convaincre d'abandonner les tailleurs anglais pour s'équiper "frenchy" mais rien n'y a fait. La charge sentimentale est trop forte...
Passons à l'anticyclone des Açores . Là non plus, pas d'image choc.Une première vue au spi, en se trainant:
Une deuxième vue sous grand foc, en se trainant toujours :
Une dernière en se trainant encore mais cette fois avec des dauphins qui ont été très présents durant cette navigation :
Nous avons souvent vu des baleines. Une baleine à bosse en particulier a fait le spectacle en sautant à de nombreuses reprises, comme à la télé, mais trop loin de nous pour la photographier.
Nous avons enfin atteint les vents d'ouest qui nous ont permis d'accélérer et d'atteindre Faial qui ne s'est révélée que très tard dans la brume :
Nous sommes arrivés à Horta le soir tombant . Il ne restait plus qu'une place devant le poste à carburant :
Daniel a immédiatement quitté le bateau pour l'aéroport et a rejoint la France en pleine grève des contrôleurs aériens.
Voilà, je vous avais prévenus, rien de spectaculaire...
J'allais oublier. Une dernière photo de l'anticyclone. Au moteur ,en se trainant au ralenti, pour économiser le carburant :
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