Gabrielle

Gabrielle

mardi 7 mai 2013

Un petit lien pour me retrouver....

Comme pour la traversée aller vous pourrez suivre le bateau . J'activerai tous les jours la balise spot et vous retrouverez notre position sur le net. Pas d'inquiétude si rien n'apparait, le système est loin d'être infaillible. Je n'ai aucun moyen de savoir si le message est bien passé.
Le grand départ se fera à partir du 20 mai, en fonction de la météo. Il y aura d'autres messages d'ici là.
 http://share.findmespot.com/shared/faces/viewspots.jsp?glId=0kB3jlHCIRh7mJ3zjL1ojqUPpy2PoNpq2

S'il n'apparaissent toujours pas vous pouvez joindre Brigitte sur son mail :
brigittejjude@yahoo.fr

Une grande victoire !

Je n'ai pas beaucoup pensé à vous ces jours ci. C'est que tout se précipite.
Il y a d'abord eu une petite virée avec Frédérique, la plus jeune sœur de Brigitte, et ses enfants Pierre et Agnès qui étaient déjà venus aux Antilles l'année dernière.On a fait le circuit habituel par les Saintes et la Dominique. Tout s'est bien passé sauf la pluie : j'ai bien cru que la mer allait déborder après trois jours de déluge tropical.
Tout s'est passé au mieux. J'ai profité de ces dix jours pour rééduquer les enfants. Les résultats sont évidents. Je vais bientôt écrire un livre : "comment transformer une fashion-victim et un rasta-boy en bons petits marins . Les photos parlent pour moi :

Le changement après quelques jours de vie au grand air et de retour aux vraies valeurs est évident :
J'ai été très strict. Pas question au restaurant en Dominique de s'attarder devant le rayon rhum, le seul à être toujours bien fourni :
Nous avons collé aux coutumes et à la nourriture locale dans un cadre toujours enchanteur :
      Le cadre est enchanteur mais surtout fait main comme partout en Dominique où la débrouille est la règle :
une pirogue Hand made dans le tronc d'un gommier :
Il s'agit de pirogues pour les courses inter-iles. Celles de Martinique et de Guadeloupe sont faites en Guyanne.
Et pour les barbecues, pas la peine d'aller chez Leroy-Merlin. Une bouteille de gaz et de l'huile de coude suffisent :
 
       Puis ça a été le retour en Métropole pour le mariage de Gabrielle, ma dernière. Je vous en avais parlé. Le défi était de rentrer dans un costume acheté en novembre une taille en dessous pour anticiper une perte de poids   inévitable. Je peux parler de grande victoire et ce malgré les médisances de nombre de malfaisants dont je tairai les noms :
  Pour info, un cliché de ma fille avec l'homme de sa vie ( le deuxième en fait...)
  Je rentre dès demain en Guadeloupe, les vapeurs d'alcool à peine dissipées . Je dois préparer le bateau pour le retour et surtout échapper aux créanciers. Ce mariage m'a ruiné....Si on vous demande de mes nouvelles n'oubliez pas : vous ne me connaissez pas !                   

mardi 16 avril 2013

Cela sent l'écurie...

Brigitte, sa sœur Frédérique et ses deux enfants viennent d'arriver en Guadeloupe pour y passer deux semaines. Je rentrerai avec Brigitte pour le mariage de Gabrielle. J'ai bien tenté d'y assister via Skype mais Gabrielle a été intraitable ! Pourtant je suis certain que cela l'aurait fait : l'ordi avec ma tête sur le bureau du maire puis l'entrée dans l'église au bras d'un portable. Cela me semblait jouable...Et je ne vous parle pas des économies : je n'aurais eu à acheter qu'un haut de costume !
Je reviendrai aux Antilles le 8 mai pour une dernière petite croisière avant de retraverser pour les Açores à partir du 20 mai. Tout va aller très vite.
Je suis très attentif au bateau. Il a beaucoup navigué depuis que j'ai quitté Dunkerque et cela se voit. La peinture de pont s'écaille, le soleil n'a pas arrangé les voiles. Il y a trois jour j'ai noté un point dur dans l'enrouleur de foc qui s'est rapidement aggravé. Inspection immédiate : les roulements étaient morts et le frottement généré avait commencé à détoroner l'étai. Résultat des courses : un étai et un enrouleur neufs. Je sais bien que quand on aime on ne compte pas, mais la facture est salée...
J'ai commencé à tout vérifier à bord et je pense de plus en plus au retour. Je passe mon temps au ponton à interroger les convoyeurs sur les tactiques à prendre. J'ai commencé à suivre la météo sur l'Atlantique. En ce moment ce n'est pas fameux mais il reste plus d'un mois avant le départ.
L'équipage de retour est constitué. Je partirai vers les Açores avec Daniel, un copain de Dunkerque qui vit maintenant en Normandie et sa compagne Cathy. Ils connaissent déjà le trajet pour l'avoir fait sur un Jod 35.
Le rush final vers la Bretagne se fera avec Christian mon complice de la traversée aller.
Vous voyez, cela sent vraiment l'écurie...

La navigation à voile ça mène à tout...

La navigation à voile mène à tout. Par exemple elle m'a amené moi, petit provincial bien typé, à fréquenter des parisiens. Vous me direz que j'ai bien transporté des belges, mais des parisiens !
Prudent je m'était entrainé : Rémi, le mari de Corinne, est natif de Neuilly. Je l'ai bien observé la semaine précédente et, sous la contrainte, il m'a affranchi et j'ai abordé ce nouvel équipage mieux armé.
Sont ainsi arrivés Patrice et sa femme Christine ( Patrice est le frère ainé d'Olivier mon vieux camarade de route) et leurs amis que je ne connaissais pas Béatrice et Richard.
Un premier point troublant : l'aspect extérieur du parisien à la mer n'a rien de particulier. Cela en est presque décevant.
Voici Patrice . Il y a bien la casquette "Marine Nationale" mais pour le reste rien que de très banal :
Pareil pour Béatrice et Christine :
Il n'y a que Richard dont le comportement a pu paraitre suspect : il filme tout ! A bien y réfléchir, je pense qu'il était en mission d'observation des provinciaux...
 J'ai essayé de les brusquer mais rien n'y a fait ils ont bien encaissé le mauvais temps. Le parisien n'est pas soluble sous les fortes pluies tropicales. Encore un cliché qui s'évanouit :
J'ai du me rendre à l'évidence, ils étaient parfaitement à l'aise et compétents. Et pourtant Patrice est membre du Yacht Club de France ! Encore un mythe qui s'effondre : le YCF sait naviguer et pas seulement dans les salons de la capitale...On y perd son latin, à qui se fier mon bon monsieur...
A la plage non plus le parisien ne se remarque pas :

Ils partagent des goûts communs avec les Antillais. Les voitures par exemple. Ce modèle tout électrique rencontré aux Saintes les a fait rêver avec ses jantes alliages et ses pneus surbaissés :
Comme les Antillais ils aiment les cérémonies et savent s'y bien tenir. Ce mariage qui a bloqué toute une fin d'après midi la Terre du Haut aux Saintes les a beaucoup intéressés. Je pense que cela leur rappelé les cérémonies sous l'Arc de Triomphe...On ne se refait pas !
Je n'ai en fait rien relevé d'anormal dans leur comportement. Tout au plus une certaine volonté d'exhibition chez Patrice :
Il a du être impressionné par la pub "Tahiti douche" ! Je ne vois que ça comme explication...
Le parisien sait aborder, flatter et se mettre dans la poche le provincial. Regardez comme je suis beau avec le polo brodé qu'ils m'ont offert :
 Un dernier point m'a touché. Ils ont, comme moi, le sens de la famille. Nous avons retrouvé aux Saintes trois des quatre fils de Christine et Patrice. Les retrouvailles ont été émouvantes et arrosées :
Au total des gens très normaux et faciles à vivre avec lesquels j'ai passé de  bons moments. Vous n'imaginez pas les efforts et la quantité de rhum qui m'ont été nécessaires pour vous faire ce petit rapport...







jeudi 28 mars 2013

West Indies as usual....

Les Antilles c'est toujours un peu pareil. On trouve des plages de rêve et des mangroves :


Les couchers de soleil sont somptueux :


On y croise une clientèle haut de gamme tant par la culture que par la puissance financière :


Les marchés sont colorés :


Sur les iles anglaises l'habitat est rustique mais l'influence impériale Victorienne est partout comme à Antigua :




Comme chez nous la voiture a sa vraie place, la première :

Partout les « boatboys » et leurs crabes dressés font l'émerveillement des touristes :

Les iguanes ,sponsorisés par les mairies comme aux Saintes, savent amuser et câliner le chaland :

La montée en puissance de l'industrie aux Antilles françaises en ces temps de crise fait la fierté légitime de nos gouvernants :

Malgré toutes ces merveilles il faut avouer qu'on tourne un peu en rond. Sans vrais soucis techniques depuis janvier, à part des réparations de voiles, je tourne à la version fonctionnarisée du tour operator . Heureusement je ne suis jamais seul et le ballet des visiteurs est bien rodé.
Voici ma première équipe de belges Myriam, son frère Thierry et sa femme Dominique :


Ils ont été suivi par Corinne et Rémi. Sur la photo ils semblent à l'aise à la mer :

Illusion et faux semblant ! Pour preuve Corinne et son harnais capelé à l'envers. Quand à Rémi il a tout d'un sosie albinos de Ray Charles jouant debout un solo sur son "air-piano"


 Nous nous sommes immergés dans la vie sociale locale. Nous voici par exemple à la Sunday barbecue night organisée par les boatboys de Portsmouth en Dominique, événement mondain qui n'a rien à envier aux plus folles soirées de Saint Trop' :



Dominique a allumé le feu en dansant lascivement avec la version locale de Michael Jackson :

Bref, une vie de folie. Il y même des fois où on n'est pas couché à 22 heures, c'est vous dire …

Je termine par une première leçon de créole. Comment écrit-on Saint Louis sur Marie Galante ?

Fallait y penser !

jeudi 14 mars 2013

En attendant les belges...

Je suis à la marina du Bas du Fort à Gosier, prés de Pointe à Pitre. C'est depuis la fin janvier le centre de gravité de mes ronds dans l'eau. L’aéroport est très prés ce qui facilite les changements d'équipage.
 J'attends l'arrivée dans deux heures de mon premier équipage belge. Vivre sur la frontière  n'a pas que des avantages. On est amené à fréquenter des belges et les miens sont du genre nautique et pas faciles à décramponner.
Je suis resté seul quelques jours ce qui m'a permis de poursuivre les réparations et d'avoir une grosse frayeur rétrospective.
Voulant changer la vanne d'évacuation des wc, je me suis aperçu qu'elle n'était pas fixée et ne tenait que par un ruban de téflon sur le filetage et deux tours de spire. Elle n'était pas vissée parce qu'invissable là où elle était placée, plaquée contre une cloison. Depuis 2001 le bateau naviguait comme cela ! Cela laisse rêveur...
Pour changer et bien fixer la nouvelle vanne il a fallu que je découpe la cloison de la cabine arrière. Un cache a permis de masquer cette ouverture.
J'espère ne pas découvrir d'autres lézards . J'ai vérifié de principe tout les autres vannes qui, accessibles, avaient bien été vissées.
Cela aurait pu mal finir. Imaginez le travail : voie d'eau brutale pendant "l'effort". Le temps de remonter son caleçon ( inutile de penser à s'essuyer...) et on a déjà coulé. Cela m'aurait vraiment fait ch... de finir comme ça, triste héros français d'une histoire belge !
Une dernière remarque. Je vous surveille sur internet et vous m'inquiétez.  A votre place j'arrêterai de jouer à la neige. Vous allez finir par prendre froid et vous casser quelque chose. Vous êtes prévenus !

Reposer aux Antilles...

Indépendamment du niveau de vie, les différences sont grandes entre les iles françaises et les "anglaises". Les cimetières font partie de ces particularismes. Ceux des Antilles françaises, très typiques, sont tous taillés sur le même modèle avec leurs tombes carrelées.Ils sont toujours bien entretenus ce qui est loin d'être le cas sur les iles "anglaises".  Montre moi ton cimetière, je te dirai qui tu es.
Voici par exemple celui des Saintes .
De là à se précipiter aux Antilles pour la dernière sieste...C'est vous qui voyez...
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lundi 11 mars 2013

Petite note de la rédaction...

Une de mes groopies* se plaint amèrement du rythme trop lent de mes messages. L'hiver est déjà très dur me dit-elle, l'ambiance en Hollandie se dégrade malgré le volontarisme de nos gouvernants et la seule lumière dans cette grisaille sans fin sont mes messages et ils sont rares, trop rares...
Ne m'en veuillez pas, public adoré, je vous aime toujours ! C'est rien que la faute à l'internet qui est toujours saturé en journée par les facebookers et autres youtubistes . Envoyer une photo peut prendre un quart d'heure. Il n'y a que passé minuit qu'il est possible de se connecter dans de bonnes conditions. Vous écrire n'est donc pas simple.Je vais essayer de me rattraper ces prochains jours.
* la groopie est ma fille ainée Hélène. A y réfléchir de plus près son enthousiasme pour mon blog est peut être le fait de la crainte d'être déshéritée. Il est vrai que je prendrais mal une quelconque baisse d'intérêt pour mes écrits . A bon entendeur salut !

dimanche 10 mars 2013

Maman les grands bateaux...

Après la seconde bataille des Saintes nous sommes remontés vers Antigua à 40 nautiques au nord de la Guadeloupe. C'est une ancienne base navale anglaise du temps des guerres franco-anglaises qui est maintenant un haut lieu de la plaisance pour milliardaires. L'ile est le paradis des SDF ( sans difficultés financières ). A l'arrivée, nous faisions vraiment minables :
Je vous le dis, on aurait des complexes pour moins que ça...