Sao Jorge ( Saint Georges ) est une des îles du groupe central où nous sommes arrivés le 31 Juillet. Pour les connaisseurs c'est une des plus belle des Açores. Elle est constituée par une série de volcans alignés sur un cinquantaine de kilomètres, l'île faisant 8 km sur sa plus grande largeur. Vue de la mer, c'est une immense falaise pouvant atteindre 780m de hauteur. Les pentes sont habitées par des puffins cendrés qui, à la tombée du jour et au petit matin, font un chahut pas possible ( enregistrement à suivre prochainement ).
L'île n'est que peu accessible et le port principal, Velas, est très petit. Velas, qui est la capitale, n'est qu'un gros village.L'ambiance ici est très différente de ce que nous avons trouvé à Terceira, plus rurale, plus "au bout du monde". Le particularisme des îles des Açores est grand, mais il y a quand même des points communs : le portugais ( avec des accents différents) et l'administration toujours aussi impressionnante.
En arrivant au port j'ai présenté le dossier qui m'avait été remis à Praia da Victoria et qui par ailleurs avait été directement transmis par internet. Fantastique technique à l' américaine me disais-je qui devait éviter de recommencer les paperasses ! Pas si simple en fait : l'imprimante du port ne marchant plus, le maître du port a photocopié mes documents, puis a demandé à revoir toute nos pièces d'identité pour vérifier une éventuelle erreur faite à Praia : vu le stress permanent et le surmenage des grandes marinas, des erreurs sont à craindre m'a-t-il expliqué ! La notion de surmenage semblait inconnue pourtant à Terceira, un peu comme la neige dans le Sahara....
Sur ces entrefaites arrive la force publique : deux braves pandores surarmés, le chef portant des bottes de cheval ( avec éperons! ) qui demandent eux aussi une photocopie des papiers. Le chef a ensuite demandé à son subordonné de les recopier à la main... Une version locale du gendarme à St Tropez ... Depuis, tout les matins,le gendarme Ribeiro-Cruchot fait son tour de ponton .Simple promenade apéritive bien sûr, pas question de vrai contrôle ! Mais la gentillesse extrême de ce petit monde fait tout pardonner.
Nous avons rapidement loué une voiture pour visiter pendant deux jours Sao Jorge qui est impressionnante.
Ici la ville et le port vus de la falaise.
La grand' place et le dragon de St georges ( pas Brigitte mais la sculpture !)
Les falaises sont vertigineuses, avec en bas des "Fajas " qui sont des zones d'effondrement qui ont été occupées et cultivées. Les routes qui y mènent ridiculisent le Tourmalet.
Les Fajas sont de petites communautés centrées sur une église et faites de petits champs entourant des maisons microscopiques souvent en ruine.
Les plus belles ne sont accessibles qu'à pied, un vrai scandale...Et on parle de favoriser le tourisme !
Les routes sur le plateau sont bordées d'hortensias
De petits villages s'alignent le long de la côte. Il n'y a pas de plage et on se baigne dans des piscines naturelles de lave ou sur les cales des ports , l'eau y est toujours limpide.
Pour nous le temps s'écoule tranquillement. Arnold pêche, nous mangeons tous les jours comme au restaurant.
Nous avons retrouvé les bretons de MEIJE II avec beaucoup de plaisir. C'est Hervé ( le barbu à casquette et au regard malicieux ) qui a dessiné Gabrielle. Son dessin m'a tellement plu que je l'ai exposé en page d’accueil . Bref une vie sociale chargée.
Vous remarquerez qu'Arnold pêche aussi la sirène....Heureusement, il sait y faire avec Martine qui lui pardonne tout...
Nous repartirons samedi vers Faïal et le port de Horta, un des plus célèbres de l'Atlantique nord car le temps va se gâter ici et il sera plus agréable d'être dans une vraie ville si nous sommes bloqués quelques jours.
Gabrielle
vendredi 5 août 2011
samedi 30 juillet 2011
Angra do Heroismo...
Nous sommes toujours à Terceira mais avons quitté Praia da Vitoria pour la capitale de l'île. Terceira est la 3° île découverte et c'est de là que vient son nom. C'est l'île la plus densément peuplée des Açores et la plus moderne pour beaucoup du fait de la base aérienne américaine installée sur l'île. Il y a même une autoroute de 25 km payée par la princesse...
Nous avons quitté Praia dès l'arrivée de Brigitte et Myriam. Et là, à l'aéroport, surprise : Brigitte qui est tombée à Bruxelles s'est cassé le poignet. Radio et attelle bidon à Lisbonne ( 95 € de consultation pour un chirurgien invisible ! ) , bref j'ai dû reprendre le problème à la base. Tout ça sans mutuelle !
Heureusement, derrière l’aventurier et le navigateur, la passion du thérapeute est demeurée intacte ! Une fois les dégâts réparés ( encore une vie de sauvée...) nous avons visité la ville qui est très belle et classée par l'Unesco.
Comme à Praia la ville est très colorée. Les maisons y sont beaucoup plus belles, la noblesse locale, l’évêché et l'administration étant concentrés là.
L'influence catholique est majeure. A gauche de la cathédrale, une statue commémorant une visite de Jean-Paul II ( pauvre J.P, il n'avait pas mérité çà !)
Partout de belles demeures, de beaux jardins, des rues très animées ( aux heures ouvrables car le soir c'est le désert ) , de beaux jardins.
Le port est au contact même d'un volcan éteint, le mont Brasil. La zone a une forte activité sismique. Le dernier tremblement de terre important remonte au jour de l'an 1980. Les trois quarts des bâtiments ont été touchés. Les habitants fêtant dehors la nouvelle année, il n'y a eu que peu de victimes.
En ville à coté de magasins très modernes d'autres ramenant aux années 50.
Une ville très attachante donc que nous quitterons pourtant demain pour l'île de Sao Jorge à une cinquantaine de km au sud ouest.
A la prochaine si vous le voulez bien !
Nous avons quitté Praia dès l'arrivée de Brigitte et Myriam. Et là, à l'aéroport, surprise : Brigitte qui est tombée à Bruxelles s'est cassé le poignet. Radio et attelle bidon à Lisbonne ( 95 € de consultation pour un chirurgien invisible ! ) , bref j'ai dû reprendre le problème à la base. Tout ça sans mutuelle !
Heureusement, derrière l’aventurier et le navigateur, la passion du thérapeute est demeurée intacte ! Une fois les dégâts réparés ( encore une vie de sauvée...) nous avons visité la ville qui est très belle et classée par l'Unesco.
Comme à Praia la ville est très colorée. Les maisons y sont beaucoup plus belles, la noblesse locale, l’évêché et l'administration étant concentrés là.
L'influence catholique est majeure. A gauche de la cathédrale, une statue commémorant une visite de Jean-Paul II ( pauvre J.P, il n'avait pas mérité çà !)
Partout de belles demeures, de beaux jardins, des rues très animées ( aux heures ouvrables car le soir c'est le désert ) , de beaux jardins.
Le port est au contact même d'un volcan éteint, le mont Brasil. La zone a une forte activité sismique. Le dernier tremblement de terre important remonte au jour de l'an 1980. Les trois quarts des bâtiments ont été touchés. Les habitants fêtant dehors la nouvelle année, il n'y a eu que peu de victimes.
En ville à coté de magasins très modernes d'autres ramenant aux années 50.
Une ville très attachante donc que nous quitterons pourtant demain pour l'île de Sao Jorge à une cinquantaine de km au sud ouest.
A la prochaine si vous le voulez bien !
mercredi 27 juillet 2011
Une dernière pour la route...
Je ne sais pas pourquoi mais un des clips n'est pas passé. Donc deuxième tentative . Pourvu qu'avec les compressions diverses des fichiers les films restent "regardables" sinon vous devrez imaginer... Alors quelques tuyaux pour vous repérer : les dauphins c'est les machins qui barbotent dans l'eau, Arnold c'est le gars bizarre qui parle aux poissons, le beau gosse en casquette c'est moi .
And now, directly from Hollywood...
Restez calmes, je ne suis pas Cecil. B De Mille ou F .F Coppola. Il ne s'agit que d'un premier essai .J'espére seulement que ces quelques images "passeront". Entre mon incompétence d'une part et un internet poussif d'autre part, tout est à craindre...
Aujourd'hui, en gest stars, les dauphins, Arnold et votre serviteur . Les dauphins sont les meilleurs acteurs. Un peu cabots et se faisant désirer mais toujours très naturels.
Aujourd'hui, en gest stars, les dauphins, Arnold et votre serviteur . Les dauphins sont les meilleurs acteurs. Un peu cabots et se faisant désirer mais toujours très naturels.
mardi 26 juillet 2011
Praia da Vitoria...
Praia da Vitoria c'est la plage de la victoire. Les Portugais y ont résisté à une tentative espagnole de débarquement. C'est un des deux ports de Terceira. .Le second, Angra do Heroismo, est classé patrimoine de l'humanité. Nous y serons bientôt avec Brigitte et Myriam qui arrivent demain.
Nous y sommes depuis plus d'une semaine, submergés par une activité frénétique : repas, siestes, promenades, chasse sous-marine etc... La chasse c'est Arnold, moi je ne fais que le suivre en Zodiac. Demain matin on y retourne pour assurer un repas princier aux arrivantes.
Praia est une grande baie fermée par une digue :
Au fond de la baie une plage très courue. La marina est bien visible sur la photo. Le bateau a pris ses quartiers d'été :
La ville est petite, très bien entretenue en partie par des fonds européens. Elle est très colorée, très tranquille sauf le weekend : je pensais les Portugais fous de Fado mais leur truc c'est la techno ! De 22h à 5h du matin, c'est la nouba : musique à fond , on a l'impression d'être mouillés au contact des hauts parleurs d'une boîte de nuit. Les fêtes locales commencent dans quelques jours et là c'est techno toute la nuit pendant une semaine, alors on va s'enfuir !Seuls respects de la tradition : les touradas , lâchers de "toros" en ville, et les processions (sur fond de techno ?).
L’hôtel de Ville, on voit bien les pierres de lave sombres avec lesquelles tous les bâtiments anciens sont bâtis.La rue principale ( rue de Jésus ), c'est la rue des magasins. Les seuls toujours ouverts sont chinois...Au bout de cette rue il y a un "Continente". Pas de photos c'est comme à la maison !
Les maisons sont toutes ripolinées de frais
En ville beaucoup d'emplois de fonctionnaires. La fonction publique semble être la grande industrie locale concurrencée il faut le dire par une grande base aérienne américaine . La police est très présente, débonnaire, intraitable avec les délits de stationnement : il faut bien s'occuper...Et puis il ya la douane, l'immigration, la police maritime, les pilotes du port ( aussi actifs que ceux de Dunkerque ), les impôts ( 45 minutes pour un permis de pêche sans file d'attente...), les employés municipaux du port etc... Tout un univers paisible, décontracté et qui ne se prend pas trop au sérieux : inspection des douanes sans monter à bord par exemple ( il allait être midi ) . Rien à voir avec les "Rambos" des douanes françaises de Dunkerque.Les Açoriens sont très amicaux, serviables . Il suffit d'accepter leur rythme de vie et tout va bien.
Voilà pour aujourd'hui. Pour les vidéos c'est toujours pas gagné : j'arrive à les transférer sur ordinateur mais pas encore à découper de petits clips publiables sur le net. Patience donc !
samedi 23 juillet 2011
Pour les voileux seulement....
Si vous ne naviguez pas, vous pouvez zapper ! C'est l'heure du premier bilan technique .
Le plan du bateau ( un Fauroux ) est très bon. Comme toujours il s'agit d'un compromis mais il est réussi. Le bateau est confortable à la mer comme au mouillage . Le côté biquille ne se remarque qu'au près mais le bateau qui n'est pas un super capeur reste vif et rapide comme on l'a vu en Manche Est. Il est stable au portant, raide à la toile et pardonne beaucoup:
Son vrai problème est celui de ses aménagements : fait en petite série rien n'a été pensé en terme d'accessibilité. Par exemple il n'y a aucun moyen d'accéder au démarreur ! Toute réparation se transforme vite en punition...
Une seule panne : l'alternateur d'arbre d´hélice qui vient d´être réparé à Terceira . Remontage 3 heures.. Sans parler de son montage électrique "automatique" avec une série de relais et pas de schéma de montage. J'ai tout simplifié avec l'aide de Michel de "l'âme de mer" .Aucun autre problème par ailleurs. L'éolienne, comme on était surtout au largue ,a largement suffi à alimenter le bateau sans qu'il y ait eu à se rationner le moins du monde.
Le transpondeur AIS que j'ai monté juste avant de partir est une vraie merveille. Pour la première fois j'ai observé des cargos se dérouter pour moi une dizaine de miles avant d'être vraiment dangereux. Je pense que les plus récents ont un programme d´évitement automatique. Dans le brouillard vers Cherbourg il a été très utile également, beaucoup plus compréhensible que le radar. En couplant les deux le risque d'abordage est vraiment amoindri. Attention néanmoins aux pêcheurs espagnols en maraude qui n'émettent que quelques minutes quand ils vous ont repéré puis coupent leur émission. Ils ne cherchent pas vraiment à être suivis, je suppose qu'íls fraudent...
Autre succès électronique le téléphone Iridium : bien drivé par des amis d'Arnold avant le départ j'ai pu communiquer sans problème avec la maison et obtenir d'excellents fichiers météo qui m'ont beaucoup aidé.
Le régulateur d'allure ( un Windpilot allemand )dont c'était le premier vrai essai a fonctionné impeccablement : moins d'une heure de barre sur toute la traversée. Un seul problème : le seul écrou que je n'ai pas vérifié avant le départ s'est perdu en mer. Heureusement il faisait jour et j'en avait un de rechange . On était au portant par force 6 á 7,5 nœuds, ça a fait un sacré départ au lof ! Petits oublis, gros soucis !
Le foc léger tout neuf n'a servi que 3 ou 4 heures. Il est aussi bien coupé qu'encombrant. L'emmagasineur marche facilement. A suivre...
Aucun problème de ragage non plus, il a suffi de surveiller.
Au total donc, un premier bilan convainquant. Pourvu que ça dure !
Je n'aurai qu'un vrai conseil pour ce type de navigation point sur lequel beaucoup avaient insisté auprès de moi avant le départ : savoir attendre les bonnes fenêtres météo sinon gare ...Pas d'impératif de date ,jamais !
Allez , à la prochaine !
Le plan du bateau ( un Fauroux ) est très bon. Comme toujours il s'agit d'un compromis mais il est réussi. Le bateau est confortable à la mer comme au mouillage . Le côté biquille ne se remarque qu'au près mais le bateau qui n'est pas un super capeur reste vif et rapide comme on l'a vu en Manche Est. Il est stable au portant, raide à la toile et pardonne beaucoup:
Son vrai problème est celui de ses aménagements : fait en petite série rien n'a été pensé en terme d'accessibilité. Par exemple il n'y a aucun moyen d'accéder au démarreur ! Toute réparation se transforme vite en punition...
Une seule panne : l'alternateur d'arbre d´hélice qui vient d´être réparé à Terceira . Remontage 3 heures.. Sans parler de son montage électrique "automatique" avec une série de relais et pas de schéma de montage. J'ai tout simplifié avec l'aide de Michel de "l'âme de mer" .Aucun autre problème par ailleurs. L'éolienne, comme on était surtout au largue ,a largement suffi à alimenter le bateau sans qu'il y ait eu à se rationner le moins du monde.
Le transpondeur AIS que j'ai monté juste avant de partir est une vraie merveille. Pour la première fois j'ai observé des cargos se dérouter pour moi une dizaine de miles avant d'être vraiment dangereux. Je pense que les plus récents ont un programme d´évitement automatique. Dans le brouillard vers Cherbourg il a été très utile également, beaucoup plus compréhensible que le radar. En couplant les deux le risque d'abordage est vraiment amoindri. Attention néanmoins aux pêcheurs espagnols en maraude qui n'émettent que quelques minutes quand ils vous ont repéré puis coupent leur émission. Ils ne cherchent pas vraiment à être suivis, je suppose qu'íls fraudent...
Autre succès électronique le téléphone Iridium : bien drivé par des amis d'Arnold avant le départ j'ai pu communiquer sans problème avec la maison et obtenir d'excellents fichiers météo qui m'ont beaucoup aidé.
Le régulateur d'allure ( un Windpilot allemand )dont c'était le premier vrai essai a fonctionné impeccablement : moins d'une heure de barre sur toute la traversée. Un seul problème : le seul écrou que je n'ai pas vérifié avant le départ s'est perdu en mer. Heureusement il faisait jour et j'en avait un de rechange . On était au portant par force 6 á 7,5 nœuds, ça a fait un sacré départ au lof ! Petits oublis, gros soucis !
Le foc léger tout neuf n'a servi que 3 ou 4 heures. Il est aussi bien coupé qu'encombrant. L'emmagasineur marche facilement. A suivre...
Aucun problème de ragage non plus, il a suffi de surveiller.
Au total donc, un premier bilan convainquant. Pourvu que ça dure !
Je n'aurai qu'un vrai conseil pour ce type de navigation point sur lequel beaucoup avaient insisté auprès de moi avant le départ : savoir attendre les bonnes fenêtres météo sinon gare ...Pas d'impératif de date ,jamais !
Allez , à la prochaine !
vendredi 22 juillet 2011
La traversée en quelques images....
Bonjour les enfants, restez bien sages pendant la projection, sinon le monsieur vous grondera....
Aujourd'hui il n'y aura que des photos. Je ne m'en sort pas encore très bien avec les vidéos : match caméra vs moi-même 1 pour la camera, zéro pour moi !
Il faut comprendre d'abord qu'en mer le bateau c'est ça : ça marche tout seul ! C'est pour cela que, comme vous le verrez , les repas sont si importants.
Là notre dernier repas à Loctudy avant le départ. Eh oui, c'est un moules frites !
Au départ comme à l'arrivée des dauphins. L'animal est sympathique mais prend très mal la pose !
Ils nous entourés par calme plat. Je pense qu'ils s'ennuyaient autant que nous alors, ils sont venus se détendre un peu.
Arnold à la manoeuvre , toujours un grand moment .
Vous allez dire qu'on ne pensait qu'à manger. Compte tenu de l'investissement en matériel de pêche sur Gabrielle, ce thon ( probablement suicidaire) a coûté son poids en caviar ! Alors respect !
Changement de quart ...Le lever du grand fauve !
Un petit grain sur l'Atlantique comme nous en avons eu beaucoup.
Et voilà les enfants, le soir tombe et il est temps d'aller au lit.
La prochaine fois il y aura ( ou devrait avoir...) des clips vidéos.
Alors, à la prochaine !
Aujourd'hui il n'y aura que des photos. Je ne m'en sort pas encore très bien avec les vidéos : match caméra vs moi-même 1 pour la camera, zéro pour moi !
Il faut comprendre d'abord qu'en mer le bateau c'est ça : ça marche tout seul ! C'est pour cela que, comme vous le verrez , les repas sont si importants.
Là notre dernier repas à Loctudy avant le départ. Eh oui, c'est un moules frites !
Au départ comme à l'arrivée des dauphins. L'animal est sympathique mais prend très mal la pose !
Ils nous entourés par calme plat. Je pense qu'ils s'ennuyaient autant que nous alors, ils sont venus se détendre un peu.
Arnold à la manoeuvre , toujours un grand moment .
Vous allez dire qu'on ne pensait qu'à manger. Compte tenu de l'investissement en matériel de pêche sur Gabrielle, ce thon ( probablement suicidaire) a coûté son poids en caviar ! Alors respect !
Changement de quart ...Le lever du grand fauve !
Un petit grain sur l'Atlantique comme nous en avons eu beaucoup.
Et voilà les enfants, le soir tombe et il est temps d'aller au lit.
La prochaine fois il y aura ( ou devrait avoir...) des clips vidéos.
Alors, à la prochaine !
mardi 19 juillet 2011
En attendant les images...
Pour vous faire patienter un peu ( les photos arriveront plus tard) je vais vous raconter cette étape.
Pour parler franc elle m'inquiétait car je n'avais jamais navigué aussi loin sur un temps aussi long : 1163 miles marins pour arriver en plein milieu de l'Atlantique c'est une vraie trotte et on se pose beaucoup de questions avant le départ.
La fenêtre météo était bonne : vent nul au départ et à l'arrivée soit 48 heures prévisibles au moteur . Pour le reste du vent de NW variant entre force 2 et 6 sans problème pour le bateau : à la voile on irait vite avec un vent de travers mais inconfortablement , les vagues étant elles aussi de travers amenant un important roulis. Pour l'inconfort on n'a pas été déçus... Nous étions (presque) à l'abri d'une surprise météo pouvant recevoir des fichiers de prévision par téléphone satellite. Effectivement celles-ci ont été parfaites, réactualisées tous les deux jours , précises à 3 heures près. Au total : sans faute avec le temps , un point fondamental compte tenu de la violence des coups de vent dans le golfe de Gascogne et au large du cap Finistere en Espagne.
La vie à bord n'a pas posé de soucis non plus. Le bateau a été facile à mener à deux, Martine ne participant ni à la veille ni aux manœuvres. Un rythme de vie s'est rapidement installé, centré sur les repas toujours préparés par Arnold et là grande classe : magrets de canard, potée liégeoise, couscous maison et j'en passe... Moi qui espérait perdre du poids ...C'est un complot d'Arnold qui craint que je ne devienne encore plus attractif si je maigris. Faut le comprendre, je suis tellement plus beau que lui, alors il est jaloux !
En mer, passée la route de cargos de Sein au cap Finistere, le désert. Rien ! Que dalle ! Pas un pèlerin ! On a été plusieurs jours jours sans voir personne et s'est assez troublant , mais on fini par s'y faire.
Au départ et à l'arrivée des centaines de dauphins, jouant sous l'étrave, plongeant, sautant , un vrai ballet. On ne s'en lasse pas.
Les baleines j'en ai vues une fois à quelques centaines de mètres. En fait j'ai surtout vu leur souffle montant à plusieurs mètres au dessus de l'eau. La mer étant formée , je n'ai qu'entre vu leur corps au ras de l'eau.
Enfin, une tortue de mer est passée paisiblement,presque contre le bateau . Je n'en avait jamais observée.
Le temps est passé comme ça . Cela ne m'a jamais semblé long ni court d'ailleurs... Une vie s'installe, répétitive et quelque part anesthésiante.
C'est à l'approche de l'arrivée qu'on se réveille et alors là on devient impatient. Les dernières heures ont parues longues avant un atterrage de rêve . grand beau temps chaud , beauté de la baie de Praia da Vitoria.
Reçus par des amis, on a été invités à peine le pied posé sur le ponton.
Voilà, une traversée tranquille, banale, rien d'héroïque en fait.
Je vous quitte car il y a la queue au bureau internet du port.
La prochaine fois pas de baratin . photos et films ! Du tourisme quoi !
Pour parler franc elle m'inquiétait car je n'avais jamais navigué aussi loin sur un temps aussi long : 1163 miles marins pour arriver en plein milieu de l'Atlantique c'est une vraie trotte et on se pose beaucoup de questions avant le départ.
La fenêtre météo était bonne : vent nul au départ et à l'arrivée soit 48 heures prévisibles au moteur . Pour le reste du vent de NW variant entre force 2 et 6 sans problème pour le bateau : à la voile on irait vite avec un vent de travers mais inconfortablement , les vagues étant elles aussi de travers amenant un important roulis. Pour l'inconfort on n'a pas été déçus... Nous étions (presque) à l'abri d'une surprise météo pouvant recevoir des fichiers de prévision par téléphone satellite. Effectivement celles-ci ont été parfaites, réactualisées tous les deux jours , précises à 3 heures près. Au total : sans faute avec le temps , un point fondamental compte tenu de la violence des coups de vent dans le golfe de Gascogne et au large du cap Finistere en Espagne.
La vie à bord n'a pas posé de soucis non plus. Le bateau a été facile à mener à deux, Martine ne participant ni à la veille ni aux manœuvres. Un rythme de vie s'est rapidement installé, centré sur les repas toujours préparés par Arnold et là grande classe : magrets de canard, potée liégeoise, couscous maison et j'en passe... Moi qui espérait perdre du poids ...C'est un complot d'Arnold qui craint que je ne devienne encore plus attractif si je maigris. Faut le comprendre, je suis tellement plus beau que lui, alors il est jaloux !
En mer, passée la route de cargos de Sein au cap Finistere, le désert. Rien ! Que dalle ! Pas un pèlerin ! On a été plusieurs jours jours sans voir personne et s'est assez troublant , mais on fini par s'y faire.
Au départ et à l'arrivée des centaines de dauphins, jouant sous l'étrave, plongeant, sautant , un vrai ballet. On ne s'en lasse pas.
Les baleines j'en ai vues une fois à quelques centaines de mètres. En fait j'ai surtout vu leur souffle montant à plusieurs mètres au dessus de l'eau. La mer étant formée , je n'ai qu'entre vu leur corps au ras de l'eau.
Enfin, une tortue de mer est passée paisiblement,presque contre le bateau . Je n'en avait jamais observée.
Le temps est passé comme ça . Cela ne m'a jamais semblé long ni court d'ailleurs... Une vie s'installe, répétitive et quelque part anesthésiante.
C'est à l'approche de l'arrivée qu'on se réveille et alors là on devient impatient. Les dernières heures ont parues longues avant un atterrage de rêve . grand beau temps chaud , beauté de la baie de Praia da Vitoria.
Reçus par des amis, on a été invités à peine le pied posé sur le ponton.
Voilà, une traversée tranquille, banale, rien d'héroïque en fait.
Je vous quitte car il y a la queue au bureau internet du port.
La prochaine fois pas de baratin . photos et films ! Du tourisme quoi !
Les Açores....
Ça y est, nous sommes arrivés à Terceira une des îles des Açores ! Cela nous a pris 9 jours et cinq heures ( on a vraiment comptés les dernières heures). Le voyage s'est bien passé avec une bonne couverture météo. A l'arrivée au port de Praia da Victoria on a retrouvé des connaissances : Pierre qui est arrivé il y a plus d'un mois, Véronique et Michel qui bourlinguent sur l'Atlantique depuis plus de 20 ans et qui avaient passé un noël chez nous.
On a vu des centaines de dauphins, des baleines(de loin) et une tortue lyre. On a également pêché un thon immédiatement dévoré. Je prépare une compte rendu complet de cette traversée avec photos et clips vidéo que je mettrai en ligne dès que la connection internet sera meilleure . Cela c'est bien passé à bord et on était pas (trop) fatigués à l'arrivée.
L'endroit est très sympathique et propret. On va y rester une dizaine de jours en attendant Brigitte et Myriam avec lesquelles nous visiterons l'archipel pendant un mois.
A bientôt pour plus de détails.
samedi 9 juillet 2011
C'est parti !
On est au pied du mur : on part en fin de matinée. La météo est convenable malgré deux jours de tout petit temps au démarrage. Le vent ne viendra vraiment que lundi. On fera un peu de moteur au départ pour se dégager de la Bretagne et puis marche la route...
Vous n'aurez pas de nos nouvelles avant notre arrivée. Soyez bien sage pendant ces dix jours. Nous n'aurons pas non plus beaucoup d'infos ce qui aura au moins un avantage : plus de DSK avant quelques temps !
Vous n'aurez pas de nos nouvelles avant notre arrivée. Soyez bien sage pendant ces dix jours. Nous n'aurons pas non plus beaucoup d'infos ce qui aura au moins un avantage : plus de DSK avant quelques temps !
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